Julien Weiss, janv. 15Guitariste classique français, il avait fondé l’Ensemble de musique arabe Al-Kindi en 1983 après avoir été bouleversé par l’Irakien Mounir Bachir, maître du Oud. Il s’est éteint vendredi 2 janvier. Il avait 61 ans. 
Il s’était un moment installé dans Alep où il avait réhabilité un palais mamelouk, maison accueillante, détruite depuis dans les désastres de la guerre.
Poème Alep, en sa mémoire :
Aleph
Prisme de l’Aube, hauts dais envahis
De souffles d’Orient, chemins et pluies
D’un paysage où le Ciel s’éclaircit
Dans le sacre de la Terre où je vis.

Jour de fièvre et de lumière, puis silence
Du pays lointain, potence où s’arrime
Ma barque au nautonier aveugle
Dans la beauté de la Terre où je prie.

Ô Monde, mon rêve fuit, ils sont fous
Les rêves ! Force de la pierre noire
Qui sait l’éveil d’éclat sauvage et doux,
L’Archange et Aleph muets d’Allégresse.

Prisme de l’Aube ! hauts dais envahis
De souffles d’Orient, chemins et pluies
D’un paysage d’où le Ciel affleure
Dans le désert de la Terre où je meurs.
© Poèmes d’Amboise, La Maison des Pages éd., 2007

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