Aleph

Prisme de l’Aube, hauts dais envahis
De souffles d’Orient, chemins et pluies
D’un paysage où le Ciel s’éclaircit
Dans le sacre de la Terre où je vis.

Jour de fièvre et de lumière, puis silence
Du pays lointain, potence où s’arrime
Ma barque au nautonier aveugle
Dans la beauté de la Terre où je prie.

Ô Monde, mon rêve fuit, ils sont fous
Les rêves ! Force de la pierre noire
Qui sait l’éveil d’éclat sauvage et doux,
L’Archange et Aleph muets d’Allégresse.

Prisme de l’Aube ! hauts dais envahis
De souffles d’Orient, chemins et pluies
D’un paysage d’où le Ciel affleure
Dans le désert de la Terre où je meurs.
© Poèmes d’Amboise, La Maison des Pages éd., 2007

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